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LA SOUMISSION DE LA FEMME A SON MARI
Ephésiens 5: 22-24



Chères auditrices, chères sœurs en Christ, nous vous saluons dans le nom précieux de notre Seigneur Jésus-Christ! Aujourd’hui nous allons parler d’un sujet difficile pour la plupart d’entre nous, femmes modernes, éduquées et mariées. Nous parlerons de la soumission de la femme à son mari.
Dans sa lettre aux éphésiens, l’apôtre Paul écrit : ‘Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses.’ (Ephésiens 5 :22-24).
Avant de chercher la signification du texte que nous venons de lire, parlons de la réaction qu’il produit en nous femmes modernes et éduquées. En effet, nous vivons dans le temps de l’émancipation de la femme, de l’égalité des sexes et de la démocratie. Notre environnement socio-politique s’élève contre toute tendance dominatrice basée sur la race, la tribu, l’éducation ou le sexe. L’idéologie de notre siècle est celle de la liberté totale de chaque individu de déterminer ce qu’il veut être et devenir. L’idée qu’un individu à cause de sa race, de sa classe sociale ou de son sexe puisse être revêtu de l’autorité sociale ou divine de décider de l’être et de l’avenir d’un autre est complètement anti-démocratique et social. La liberté de chaque individu à l’auto-détermination est le maître mot de notre siècle.
Alors comment accepter les recommandations de l’apôtre obligeant les femmes à êtres soumises à leurs maris? Pourquoi les femmes doivent-elles être soumises à leurs maris? Pourquoi les deux, le mari et la femme, ne peuvent-ils pas simplement être chefs en même temps ? Toutes les questions précédentes que nous femmes en générales et chrétiennes en particulières nous nous posons, soulèvent une question spirituelle importante. Avant de lire la Parole de Dieu avec profit, nous les femmes chrétiennes modernes devons définir notre position vis-à-vis de la place et de l’autorité de la Bible et de la culture moderne dans notre vie. Est-ce la Bible ou la culture moderne qui est la dernière autorité dans notre vie ?
Pour la plupart d’entre nous femmes chrétiennes qui aimons le Seigneur, il est clair que la Bible est l’autorité suprême qui règle et dirige notre vie et conduite. Toutefois, ceci n’enlève pas la difficulté posée par la soumission de la femme à l’homme. Notre expérience quotidienne de femmes africaines, de femmes du tiers-monde nous révolte face à la domination masculine. Nos maris ne sont-ils pas libres, au nom de la domination masculine de nous brutaliser, de nous traiter comme bon leur semble ?
En nous demandant de nous soumettre à nos maris, l’apôtre Paul nous encourage-t-il à nous livrer à nos maris comme des victimes sans défenses ? Les objections soulevées par certaines de nos sœurs nous obligent donc à nous arrêter pour lire attentivement la recommandation de l’apôtre Paul en tenant compte de son contexte original afin de mieux saisir sa signification pour ses premiers destinataires et sa signification pour nous femmes chrétiennes d’aujourd’hui.
L’ordre donné par l’apôtre Paul aux femmes de se soumettre à leurs maris se trouve au chapitre cinquième de sa lettre à l’église de la ville d’Ephèse. Le cinquième chapitre de la lettre aux Ephésiens qui parle de la soumission de la femme fait partie de l’ensemble qui va du chapitre 4 verset 17 au chapitre 6 verset 9 qui traite des obligations nouvelles de ceux qui désormais appartiennent à Jésus-Christ. Parmi les nouvelles obligations des croyants figurent leurs responsabilités familiales. L’apôtre donne un tableau complet des responsabilités et obligations de chaque membre de la famille traditionnelle de l’ancien Orient chrétien. L’apôtre parle des responsabilités des femmes vis-à-vis de leurs maris au chapitre 5 versets 22 à 24; des responsabilités et obligations des maris vis-à-vis de leurs femmes au chapitre 5 versets 25 à 32 ; des responsabilités des enfants vis-à-vis de leurs parents au chapitre 6 versets 1 à 3 et vice-versa (6 :4) ; et des responsabilités des serviteurs vis-à-vis de leurs maîtres, et vice-versa au chapitre 6 versets 5 à 9.
Il est important de noter que l’ensemble des relations familiales est guidé par le principe de la soumission mutuelle, dans la crainte de Christ (5 :21). Mais le premier commandement est donné à la femme : ‘Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur.’ (5 :22). Que signifie se soumettre au verset 22 ? Le verbe grec utilisé par l’apôtre a le sens premier de renoncer à ses droits personnels dans le but de se subordonner à quelqu’un. La soumission ainsi comprise renvoie aux relations qui existent entre le soldat subalterne et ses supérieurs. L’apôtre demande aux femmes chrétiennes de renoncer à leurs droits personnels et de se placer volontairement non sous la domination, mais sous la direction de leurs maris.
Mais l’apôtre ajoute, la soumission de la femme à son mari doit être calquée sur sa soumission au Christ son Seigneur. Les femmes sont ordonnées à se soumettre à leurs maris, ‘comme au Seigneur.’ Mais pourquoi la femme doit-elle se soumettre à son mari ‘comme au Seigneur ?’ L’apôtre répond, ‘car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise, qui est son corps, et dont il est le sauveur. Or de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses.’ (5 : 23-24).
Sans hésitation, l’apôtre explique la cause de la soumission de la femme à son mari : car le mari est le chef de la femme. Le mot chef ici signifie : la tête, le leader etc. Mais pourquoi l’homme est-il le chef de la femme ? Les deux ne peuvent-ils pas vivre et fonctionner côte à côte comme égaux, sans que l’un ne soit mis au-dessus de l’autre ?
Le texte lu ne donne pas la réponse aux questions soulevées. La seule réponse donnée par l’apôtre est que la soumission, l’abaissement volontaire de la femme chrétienne vis-à-vis de son mari doit être le prolongement de sa soumission volontaire au Christ. Les femmes doivent se soumettre à leurs maris, non pas comme un soldat se soumet à son général, ou comme un esclave à son maître. Elles doivent se soumettre à leurs maris comme elles le font au Seigneur.
La soumission de la femme chrétienne à son mari n’est pas une obligation sociale ou culturelle. Elle est une obligation spirituelle. Elle est l’acte du renoncement de soi. La femme chrétienne se soumet à son mari à cause d’une seule raison ; à cause de son engagement au Seigneur.
Mais quel est le but de la soumission de la femme vis-à-vis de l’homme ? Le texte demeure silencieux. Mais il est possible de dire que la soumission de la femme a l’homme a pour but de permettre la meilleure cohésion de la famille chrétienne. Comme représentant du Christ, l’homme est tenu pour responsable pour la condition spirituelle de sa famille. En s’alignant sous l’homme et en alignant les enfants sous les parents, la famille chrétienne se présente comme une famille assujettie à la seigneurie unique de Christ, car ce n’est pas seulement la femme qui a le devoir de la soumission. L’homme aussi a le devoir de la soumission ; la soumission à Jésus-Christ.
Est-ce un fardeau que se soumettre à son mari ? Oui et non. Oui, la soumission au mari est un fardeau si le mari ne connaît pas le Christ ou est abusif. Non, la soumission au mari n’est pas un fardeau si le mari lui-même est soumis au Christ et obéit à l’ordre qui lui a été donné par l’apôtre d’aimer sa femme comme le Christ a aimé l’Eglise et s’est livré pour elle. L’amour profond du mari rend la soumission de la femme facile.
Comment alors conclure notre enseignement biblique sur la soumission à notre mari ? Acceptons le fait que notre nature humaine égoïste et orgueilleuse et notre culture moderne s’opposent à ce que nous nous soumettions à nos maris qui ne sont que des créatures faillibles comme nous. Mais notre foi en Jésus-Christ nous pousse à l’humilité ; à nous humilier devant nos maris et en leur remettant la direction de notre famille, bien que comme lui nous soyons aussi capables de diriger notre propre vie et la vie de notre famille. La soumission de la femme chrétienne n’est pas le signe de son infériorité vis-à-vis de son mari. Elle est le signe de son attachement à son Seigneur. La soumission de la femme chrétienne à son mari est fondée sur l’imitation de la vie soumise du Fils de Dieu vis-à-vis de son Père. L’apôtre Paul écrit dans sa lettre aux Philippiens : ‘Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a pas voulu demeurer de force l’égal de Dieu. Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur.’ (Philippiens 2 :5-7).
Mes chères en Christ, la femme chrétienne n’est pas seulement appelée à renoncer au monde et à ses plaisirs. Elle est aussi appelée à renoncer au désir intérieur de diriger sa maison, de diriger son mari. Pourquoi avons-nous trop de difficultés dans notre vie conjugale ? N’est-ce pas parfois parce que nous voulons être les chefs de nos maris et les obliger à faire ce que nous voulons ?
Chères sœurs en Christ, il est vrai que nos maris sont souvent difficiles, mais si nous nous engageons à nous humilier devant le Seigneur et à nous humilier devant eux, ces derniers ne tarderont pas non plus à s’humilier devant le Seigneur et à s’humilier devant nous. La vraie famille chrétienne est celle dans laquelle règne l’humilité.

Que le Seigneur nous aide à nous soumettre à notre mari comme nous nous soumettons à notre Seigneur Jésus-Christ. Amen !




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