JESUS PLEURA.
Jean 11-46
P.R. n. 32.
Chers frères er soeurs, dans notre siècle d'hommes forts, d'hommes puissants,
les pleurs ne sont réservés qu'aux êtres considerés comme faibles. Les
pleurs sont considérés comme le signe de la faiblesse et du manque de
stabilité comportemental. Les hommes forts savent s'accrocher, savent
se dominer devant les situations malheureuses. C'est donc surprenant de
trouver dans les évangiles un Jésus-Christ, l'homme le plus fort et le
plus puissant que le monde ait porté, qui pleure. Ce n'est pas seulement
devant la tombe de Lazare qu'il pleure. En face de l'incrédilité des habitants
de Jérusalem à son message de vie Jésus pleure en prononçant une complainte
plus attristante encore: "Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'es
donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant
elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis
t'environneront de tranchées, t'enfermeront, et te serreront de toutes
parts; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils
ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu
le temps où tu as été visitée." (Luc 19:41-44).
Et pourtant, la psychologie enseigne que les pleurs focntionne comme une
soupape indispensable à l'équilibre intérieur. Confrontés aux différents
chocs émotionnels, l'homme qui ne pleure pas emmagazine des sentiments
et émotions négatifs qui ont pour conséquence, la désorganisation affective.
Les hommes les plus durs, Ceux qui encaissent s'ouvrent sans le savoir
à des réactions internes compliquées qui feront qu'un jour ils finiront
par exploser, comme une marmite à pression privée de soupape.
Les pleurs sont une soupape de sécurité émotionnelle permettant l'échappement
des sentiment négatifs qui assaillent l'homme. Nous n'encourageons certainement
pas les pleurnicheurs patentés, qui larmoyent pour un rien. Les pleurs,
les vrais, ne sont causées que par une douleur physique au morale réelle
et intense.
La Bible nous dit:"Jésus pleura." (Jn 11:35). Ce texte est le
passage le plus court de la Bible. "Jésus pleura." Mais pourquoi
pleura-t-il?
La famille de Lazare de Béthanie était une des familles intimes de Jésus(Luc
10:38-42). Il y logeait quand il passait à Jérusalem. Mais il advint que
Lazare, le frère de Marthe et Marie tomba malade. Les soeurs dépéchèrent
quelqu'un pour avertir le Christ qui se trouvait dans la region est du
fleuve jourdain en une journée de marche de Béthanie. Mais Jésus retarda
expressement son arrivée et c'est ce que lui reprocheront les deux soeurs,
Marthe et Marie dès son arrivé quatre jours après l'ensevellissement de
Lazare. "Seigneur, si tu avait été ici, mon frère ne serait pas mort,"
(Jn. 11:21) lui dit Marthe.
Mais l'arrivée de tardive de Jésus était volontaire. Il l'avait déjà annoncée
à ses disciples:"Alors Jésus leur dit ouvertement: Lazare est mort.
Et pour vous, je me rejouis de n'avoir pas été là, afin que vous croyiez.
Mais allons vers lui". (Jn. 11:14-15). N'avait-il pas déjà dit que
cette maladie n'était point à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin
que le fils soit glorifié par elle? (Jn. 11:4). Oui, le constat du retard
du Seigneur dans notre vie correspond effectivement au constat de notre
précipitation par rapport à sa volonté. Oui, nous voulons que le Seigneur
courre après nos soifs et envies, mais hélas, lui marche calmement parce
qu'il n'est jamais pressé; jamais en avance, et jamais en retard.
Oui, nous, nous courons parce que nous avons des montres qui nous rappellent
que nous n'avons que des journées de 24 heures. Nous courrons parce que
nous avons des calendriers qui nous rappellent que les années n'ont que
365-6 jours et passent vites et qu'il faut profiter quand il est temps.
Mais lui, n'est jamais pressé, ni jamais attardé, parce qu'il se meut,
non dans des journées de 24 heures ou des années de 365-6 jours. Lui,
se meut dans l'éternité. Dans l'éternité il est impossible d'être en avance
ou en retard!
Tout est à sa place et à son temps dans l'éternité de Dieu, même si ce
temps correspond à un retard terrestre.
"Jésus dit à Marthe: "ton frère ressuscitera" (Jn. 11:23).
Mais l'incrédulité de Marthe persiste: "Je sais, lui répondit Marthe,
qu'il ressuscitera à la résurrection au dernier jour." (Jn. 11:24).
Avec sa logique du retard, Marthe repousse la résurrection de son frère
bien aimé au dernier jour. Mais le Seigneur qui n'est jamais en avance
ou en retard, lui au contraire lui révèle une vérité jusque là inconnue
de l'humanité: "Jésus lui dit: Moi, je suis la résurrection et la
vie, Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort." (Jn.
11:25). Jésus dévoile à Marthe qu'il n'a pas seulement le pouvoir de ressusciter
son frère, mais qu'il est lui-même la résurrection et la vie. Notons ici
la différence que le Seigneur introduit entre le verbe avoir et le verbe
être.
Les verbes avoir et êtres sont deux auxillières qui peuvent nous être
d'un grand sécours pour comprendre le mystère divin révélé dans le texte
que nous venons de lire. Il est important de noter que l'auxillière avoir
est utilisé pour exprimer toute réalité de possession, de capacité externe
à l'individu. Celui qui a quelque chose, peut le perdre si les temps et
les circonstances changent. Mais tel n'est pas le cas pour celui qui est
quelque chose. L'auxillière être exprime la nature, l'essence de quelqu'un
ou de quelque chose. Le Christ affirme qu'il n'a pas seulement la capacité
de ressusciter les morts, mais qu'il est lui-même la résurrection, le
principe de vie, qui triomphe de la mort.
Le texte nous aaprend que toutes ces discussions se passent en l'absence
de Marie l'autre soeur du défunt demeurée à la maison. Son arrivée va
plonger le Christ dans la plus profonde des tristesses:" Quand Jésus
vit qu'elle pleurait, et que les juifs venus avec elle pleuraient aussi,
il frémit en son esprit et fut troublé. Il dit: Où l'avez-vous mis? Seigneur,
lui répondirent-ils, viens et vois. Jésus pleura. Les juifs dirent donc:
voyez comme il l'aimait!" (Jn. 11:33-36).
Jésus pleura. Pour les juifs, Jésus a pleuré à cause de l'amour et de
l'attachement qu'il avait pour la famille éprouvée. Cela est effectivement
vrai. Mais nous pouvons voir plus loin et de manière plus profonde la
vraie cause des pleurs de Jésus.
Jésus ne pleure pas seulement la mort de Lazare. Il ne pleuere pas seulement
la misère et le malheur de toute la race humaine. Jésus pleure la mort
de l'homme, il pleure la mort de l'espèce humaine. Jésus pleure l'entrée
de la mort dans le domaine des vivants, dans le royaume de la vie.
En face des pleurs de Marie et des juifs, Jésus revoit l'histoire de l'humanité
depuis le jour où l'homme a décidé de se prendre en charge, depuis le
jour où l'homme a décidé de choisir ce qui sera bon ou mauvais pour lui.
Depuis ce jour en effet, l'homme a commencé à pleurer et ces pleurs atteignent
leurs paroxisme en face de la mort. Oui, depuis ce jour où l'homme a décidé
de prendre sa propre direction, cette direction qui devait l'emmener à
la divinisation l'a, au contraire, emmené à la mort. "Vous serez
comme des dieux connaissant le bien et le mal," leur disait le serpent
(Gen. 3:5). Mais au lieu que la connaissance du bien et du mal leur octroient
l'immortalité des êtres divins, l'homme et la femme ont au contraire été
frappé de mortalité. Désormais il sont fragiles, et livrés à l'emprise
des forces de la mort. Oui, depuis Eden , l'homme est réellement mort.
La mort physique, le tombeau ne sont que la concrétisation de sa mort
spirituelle. C'est justement pour cette raison que Jésus qui est la résurrection
et la vie est venu pour ressusciter et donner la vie aux hommes qui ne
sont que des morts-vivants.
"Jésus pleura", Oui, devant le tombeau de Lazare, "Jésus
pleura" l'échec de l'homme qui voulait jouer le Dieu. Malgré ses
efforts pour plaire à Dieu, malgré ses multiples entreprises, l'homme
est incapable de dévier le trajectoire qui le conduit inéxorablement à
l'auto-destruction et à la mort éternelle. Oui, en pleurant Lazare, Jésus
pleurait l'histoire malheureuse de la race humaine. Jésus pleurait notre
désobéissance, notre méchancété, notre déchéance complète qui ont fait
de nous ennemis de Dieu, notre origine et bien être.
Depuis la chute, depuis la désobéissance de ses premiers parents, l'homme
est devenu incapable de produire le vrai bien. Le moindre bien qu'il tente
de produire teinté de son orgueil et de sa déchéance. L'homme n'est pas
seulement atteint de la maladie du péché, mais il en est déjà mort. Le
sursis qu'il a avant de rejoindre son tombeau, n'est que le sursis dont
bénéficie le condamné à mort pour écrire son testament avant de rejoindre
le peloton d'exécution. Oui, l'homme est mort, et c'est la mort de l'homme,
son histoire deviée que Jésus pleure.
Aujourd'hui Jésus pleure. Il pleure l'histoire de chacun de nous. Il pleure
ton histoire, il pleure mon histoire. Il pleure ton histoire remplie de
fautes, d'échecs, de péchés, de culpabilité, de troubles intérieurs. Il
pleure ton histoire, celle qui est remplie des cachettes que tu multiplies
sans cesse pour fuir l'oeil perçant de Dieu qui te rappelle sans cesse
que tu es en faute et qu'il est temps que tu le reconnaisses.
Jésus pleure, oui il pleure ton existence dérapée et désorientée. Oui,
il pleure encore, comme à Jérusalem, il pleure ton incrédulité, ton insensibilité
à ses appels. Oui, il pleure ta misère parce que tu es allé trop loin
et malgré ton éloignement il sait que tu n'aboutiras qu'au tombeau. Mais
en pleurant, Jésus veut que tu comprenne qu'il est ton unique salut pour
que tu sortes du tombeau du péché et de la mort. Car il est la résurrection
et la vie.
Qui veut ressusciter physiquement et spirituellement ce jour? Qui veut
ressusciter de ses échecs, de ses fautes, de ses remords, de sa culpabilité,
de son manque de sainteté, de ses péchés? Qu'il en appelle à la grâce
et à la miséricorde de Jésus-Christ. Car la Bible dit: "Le salut
ne se trouve en aucun autre; car il n'y a sous le soleil aucun autre nom
donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés." (Ac.
4:12). Et encore: "Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé."
(Ac. 2:21).
Qui veut devenir une nouvelle personne ce jour? Qui veut ressusciter spirituellement?
Qu'il crie à Jésus-Christ! Qu'il s'agenouie et crie sa misère au Seigneur.
Qu'il pleure lui aussi afin ses pleurs rencontrent ceux du Christ et que
de la profondeur de sa misère, luise l'espérance de la vie. Qu'il confesse
au Seigneur qu'il sait de lui-même, ce qu'il cache aux autres, ce qu'il
refuse d'abandonner et ce qu'il ne parvient pas à abandonner. Oui, Jésus
pleura afin que cesse nos pleurs. Il pleura pour et à la place de l'humanité.
Il pleura à ta place et à ma place afin que nous ayions la vie. Mais pour
que la vie de Jésus-Christ nous atteigne, nous devons ouvrir nos coeurs
à lui et recevoir sa parole de pardon et de grâce. La Bible dit: "Voici:
je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre
la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi."
(Apoc. 3:20). Que tous ceux qui écoutent ce jour et veulent ouvrir leurs
coeurs à Jésus-Christ répètent cette prière de conversion après et aient
foi en la fidélité de Dieu qui écoute leurs prières et leur accorde la
nouvelle vie qu'il lui demandent. Priez après moi: "Seigneur Jésus,
je viens à toi, tel qu je suis. Je reconnais que j'ai marché loin de toi.
Je demande que tu me pardonnes. Que par ton sand, tu effaces mes péchés.
J'ouvre mon coeur à toi, et je te reçois comme mon sauveur et Seigneur
personnel. Je te donne ma vie. Dirige-moi selon ta volonté. Remplis-moi
de ton Esprit-Saint. Au nom de Jésus-Christ, Amen." Maintenant que
vous avez prié cette prière de foi, croyez que le Seigneur est entré dans
votre coeur. Je vous encourage à chercher dans votre entourage une église
dans laquelle Jésus-Christ est reconnu comme le Seigneur et Sauveur et
dans lequel Dieu est Père, et le saint-Esprit le consolateur. Ecrivez-moi
aussi afin que je vous envoie de la littérature pour votre affermissement
spirituel. Attendez la fin de l'émission pour recevoir notre adresse.
Que le Seigneur vous bénisse! Amen.