Sermons - Lire en Direct

LA BEAUTE ET LA LAIDEUR DE LA SEXUALITE HUMAINE
Gen. 1:26-31;3 (Prov. 5:15-23)


Cher(es) auditeurs et auditrices, aujourd'hui nous parlerons d'un sujet délicat. Nous parlerons de la beauté créationnelle de la sexualité humaine et de sa laideur d'après la chute originelle.
Le récit de la création raconté dans Genèse chapitre premier est entrecoupé d'un refrain d'appréciation: "Dieu vit que cela était bon." (Gen. 1:10, 12, 18, 21, 25). Une fois l'oeuvre de la création achevée, c'est-à-dire après la création de l'homme et de la femme, le refrain appréciatif se fait au superlatif: "Dieu vit alors tout ce qu'il avait fait, et voici, cela était très bon." (Gen. 1:31)
L'élément qui doit attirer notre attention dans ce texte c'est l'appréciation que Dieu fait de sa propre création. Elle est très bonne. Quand Dieu dit qu'une chose est très bonne, qui peut dire le contraire et avoir raison?
L'homme et la femme sont créés le sixième jour. Ils sont les derniers des créatures qui sortent de la main de Dieu. Ils sont pourtant les premiers d'entre les créatures, parce qu'ils sont les seules créatures faites à l'image de Dieu. Et c'est après leur création que la création bonne devient très bonne. Après leur création, Dieu leur dit: "Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujetissez." (Gen. 1:28)
Pour accomplir l'ordre divin, celui de se multiplier, de remplir la terre et de l'assujetir, l'homme et la femme doivent utiliser leurs capacités sexuelles. Mais pour éviter que la réproduction humaine ne soit un acte machinal, Dieu en créant l'homme, lui dote des sentiments et d'émotions. Il le crée avec des pulsions sexuelles qui provoquent en lui l'attirance de l'autre sexe. Ce qui est revolutionnaire pour nous aujourd'hui c'est de comprendre que le patrimoine sentimental et sexuel de l'homme à la création est considéré comme "très bon" par Dieu lui-même. "Dieu vit ... que cela était très bon."
Selon ce texte, Dieu vit qu'il était très bon que l'homme, et la femme aient des sentiments amoureux, qu'ils ressentent des pulsions sexuelles, qu'ils connaissent l'attirance sexuelle l'un pour l'autre. Mais d'où vient le désordre sentimental, le désordre émotionel et sexuel qui caractérise désormais la sexualité humaine? La création très bonne de Dieu connaît un problème. L'homme tente de s'affranchir de l'autorité divine. Genèse chapitre trois nous parle de la désobéissance de nos premiers parents qui entraîne la déchéance existentielle et spirituelle de l'homme.
Si après le péché l'homme ne perd pas ses qualités physiques, intellectuelles et organiques créationnelles, celles-ci échappent désormais à son pouvoir. L'homme pécheur est incapable de correctement maîtriser ses sentiments et émotions. Il est désormais esclave de lui-même, esclave du péché qui domine sa nature pécheresse. Le domaine sentimental et sexuel est le plus touché par l'emprise du péché sur la volonté humaine.
La vie sentimentale de l'homme qui devait être une source de joie et de bénédiction devient la cause des frustrations, des déceptions, et de toute sortes de misères conjugales que nous connaissons aujourd'hui. Quelle doit alors être l'attitude du chrétien vis-à-vis de la sexualité humaine?
Nous devons avant tout garder en esprit la beauté et la bonté créationnelle des sentiments et du désir sexuels. En nous créant des êtres sexués, Dieu a vu que cela était très bon. Le péché ne change rien à la beauté et à la bonté créationnelle de la sexualité. La sexualité humaine demeure une très bonne chose. C'est grâce à elle que les époux se connaissent intimement et approfondissent leur unité conjugale. Alors, avoir des sentiments amoureux, avoir des coups de foudre pour l'autre sexe, connaître l'impératif des pulsions sexuelles est une bonne chose, parce que celui qui les a inscrits dans notre chair les a déclaré très bons. Les sentiments sexuels, les coups de foudre, l'attirance vers l'autre sexe ne sont jamais d'origine diabolique. Le diable n'a rien créé en nous, il n'a aussi rien déformé en nous sur le plan physique et physiologique. Nous sommes toujours créatures à l'image de Dieu. Le seul domaine qui est frappé par l'effet du péché est le domaine spirituel. Par sa désobéissance, Adam a opté pour la liberté d'avoir autorité sur sa propre volonté. Il n'a pas compris qu'en dehors de Dieu, l'homme ne peut se contrôler lui-même. L'homme libéré de Dieu est tombé esclave de lui-même.
Alors, dans le contexte du péché dans lequel nous vivons, les sentiments bons, les désirs sexuels normaux sont souvent mal utilisé. Nous assistons tous les jours à l'aggravtion du désordre sexuel parce que les sentiments amoureux créés pour la satisfaction sexuelle de l'homme sont éparpillés.
Aujourd'hui, nous avons certes le droit d'éprouver des sentiments sexuels, mais nous n'avons pas le droit de les satisfaire n'importe comment. Pour Adam et Eve dans le jardin d'Eden, la tentation a été: "Dieu a-t-il réellement dit: vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin?" Question absurde qui accuse de fausseté l'intention pure de Dieu. Pourquoi Dieu aurait-il créé des arbres, et les recommander comme nourriture au premier couple, puis après leur interdire de les toucher? Comment auraient-ils obtenus leur nourriture s'ils ne devaient pas toucher des arbres qui leur servaient de nourriture? La question du diable est une contradiction logique. Mais malheureusement, Adam et Eve ont cru à la logique du diabele et l'ont absorbée et ont ainsi plongé l'humanité dans le désordre que nous expérimentons désormais.
Le diable utilise la même stratégie aujourd'hui concernant le problème sexuel. Il nous demande souvent: "Dieu a-t-il réellement dit qu'il est interdit à l'homme et la femme de jouir de leur sexualité?" Question absurde certes. Pourquoi les avoir créés sexués s'ils n'ont pas à utiliser leur sexualité? La question n'est pas s'il est permit à l'homme de jouir de sa sexualité. La question est de savoir comment il doit jouir de sa sexualité. La vie sexuelle de l'homme est voulue par Dieu, mais elle est voulue seulement dans le contexte du mariage, et seulement avec un et un seul partenaire.
Dieu nous dit que nous devons jouir de notre sexualité, mais seulement avec la femme de notre jeunesse (voir Prov. 5:15-23). Le diable au contraire nous encourage à jouir de notre sexualité avec n'importe qui et n'importe comment. Il s'en fou bien des conséquences néfastes qui suivent une vie sexuelle désordonnée. Pensez-vous que le diable s'inquiète du fait que la sexualité désordonnée nous expose aux maladies vénériennes? S'inquiète-t-il que la sexualité désordonnée puisse nous amener le sida? S'inquiète-t-il que la sexualité désordonnée puisse ruiner la vie des autres? Non, il s'en fou bien sûr, il veut nous pousser à la sexualité désordonnée parce qu'il veut que nous y trouvions la mort. Seul Dieu, notre créateur s'inquiète de notre avenir. Le diable s'en fiche. Alors il nous encourage, il nous encourage à désobéir, à devenir des vagabonds sexuels, des obsédés sexuels qui ne peuvent s'arrêter de lire et dévorer de la littérature pornographique, de devenir esclave de quelque chose que Dieu nullement ne nous interdit.
Le diable ment quand il nous donne l'impression que Dieu est contre notre sexualité. Dieu n'est pas contre notre sexualité. Il veut que celle-ci soit ordonnée, dirigée vers un seul partenaire. Il ne veut pas que notre sexualité soit éparpillée.
Les jeunes d'aujourd'hui défendent la liberté sexuelle en affirmant qu'il est trop difficile d'attendre le mariage pour satisfaire les désirs sexuels. Les mariés affirment qu'il est difficile de rester fidèle à un seul partenaire. Il y a trop de sollicitations sexuelles aujourd'hui. Il y a la télévision, les media qui ne cessent de nous déverser des images érotiques et affaiblissent notre résistance morale.
Notre vrai problème aujourd'hui n'est pas la prolifération médiatique de la sexualité. Le problème c'est la crise générale de responsabilité qui frappe l'homme moderne. Nous sommes tous irresponsables quand nous avons à maîtriser notre sexualité. Comment appelerons-nous l'homme qui rentrant d'un long voyage à pied et assoiffé, ne peut attendre d'arriver à son domicile qui se trouve à quelques pas seulement, mais se précipite de s'accroupir et boire l'eau verdâtre du caniveau? Ceux qui boivent l'eau des caniveaux nous les traitons de fous. Ne sommes-nous pas tous de fous sexuels qui ne peuvent attendre le mariage pour satisfaire leur désir sexuel. Ne buvons-nous pas tous des eaux verdâtres des canivaux sexuels qui coulent de nos bars et boîtes de nuits? Que de personnes atteintes des maladies vénériennes et du sida parce qu'elles n'ont pas pu attendre le mariage pour satisfaire leur désir?
Frères et soeurs, nous avons besoin d'être guéris par Dieu de notre impatience sexuelle. Nous avons besoin de Dieu pour sortir de notre obsession pour la sexualité désordonnée, de la sexualité en dehors du mariage. Oui, retenons que la sexualité humaine est très bonne. Mais seulement dans le contexte du mariage monogamique.
Que le Seigneur nous aide à devenir des personnes responsables sexuellement. Amen.

Top

About Us |Nous Contacter | ©2004 Back To God Hour

>